Mon avis sur La Brodeuse de Winchester, de Tracy Chevalier

Coup de cœur pour Violet et son histoire telle que racontée. Cette femme de presque 40 ans est célibataire dans les années 1930. Le diagnostic est facilement posé par son entourage: c’est une vieille fille. On a un peu pitié. “Oh la pauvre.” Car quoi de plus important que d’avoir un mari et des enfants ? Mais ce n’est pas sa faute, son fiancé est mort à la guerre. Tout le lui rappelle. On la juge un peu et on compatit autant. Heureusement, il lui reste sa mère. En tant que seule célibataire de la famille, elle gagne le privilège de s’occuper de cette femme acariâtre, dont le cœur s’est durci à la mort de son mari et de son fils. Elle s’arrache au cocon familial pour prendre son indépendance. “Elle abandonne sa mère !” À Winchester, elle a un travail, un club de brodeuse qu’elle rejoint vite, des connaissances, peut-être des amis. Elle profite de cette indépendance qui fait peur et pitié à ceux qui ne la connaissent pas.


Cette plongée dans les années 1930 est fascinante. On découvre la société d’alors, avec ce qu’elle veut montrer et ce qui est réellement. Il y a évidemment le fantôme de la guerre qui écrase tout. La peur de ce chancelier raciste à quelques centaines de kilomètres qui inquiète. Cette génération a connu une guerre et est terrifiée à l’idée que ce ne soit pas la seule.
Coup de cœur aussi pour cette écriture, pudique et qui dit tout. À travers une pensée, un sourire, un regard. C’est d’une folle élégance. Foncez !


Vous l’avez repéré, lu, aimé ?

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