Mon avis sur La Perle et la coquille, de Nadia Hashimi

Parce que ses sœurs sont des proies sans figure masculine, Rahima devient Riham. La petite Afghane devient un petit garçon, et peut désormais jouer au foot, rire à gorge déployée et avoir des garçons pour amis. Quand Rahim court, Rahima frôle la liberté du bout des ailes. Quand ses sœurs restent parquées à la maison, Rahim virevolte dans les rues pour faire les courses. Il mange les meilleurs morceaux et rend fier son père.


À quelques siècles d’écart, Shekiba se comporte aussi comme un garçon. Elle travaille la terre qui ne réchauffera jamais les corps de sa famille. Seulement, leur genre les rattrape. Elles se retrouvent mariées, sans le vouloir ni l’une ni l’autre. De garçons, elles deviennent des ventres. Mais une fois qu’on a à gouté à la liberté, il devient impossible d’y renoncer.


J’ai ADORÉ ce livre lu dans le cadre d’ @autricesdumonde ! Ca faisait si longtemps que je n’avais pas eu l’impression d’être dans la peau des deux personnages. J’ai eu peur, j’ai été en colère et j’ai espéré avec elles. J’ai mis quelques jours à dire au revoir à ces deux jeunes filles dans lesquelles j’ai reconnu des parties de moi. Le tout, dans un décor qui se construit au fil des mots. Lisez-le, absolument.


Vous l’avez repéré, lu, aimé ?

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