Mon avis sur Seule en sa demeure, de Cécile Coulon

Cécile Coulon pourrait écrire le bottin, je la lirais quand même. (Pour les jeunots qui me suivent, le bottin était jadis un gros livre qui comprenait tous les numéros de téléphone de son département.) Elle a commencé fort dans ce roman, en jouant avec l’architecture de l’église dans laquelle se déroule la première scène, la lumière qui transperce les vitraux et l’oscillation entre paroissiens et icônes. Quelles premières pages ! Quel régal ! La suite nous emporte dans un domaine du Juras, au milieu d’une forêt d’arbres immenses qui étouffent la lumière (du moins, c’est comme ça que je la vois) qui va devenir celui d’Aimée à la suite d’un mariage arrangé. Son mari est connu pour être bon et pieux. Il lui laisse le temps. De prendre sa place d’épouse, de s’ouvrir. Il a des gestes tendres. Et des secrets. (Bon j’avoue que je n’aurais pas été contre une petite scènette relevant l’aspect « bizarre » de ce qui se passe dans cette maison plus tôt dans le roman pour être plongée dans cette ambiance plus rapidement.) Grâce à son écriture claire et subtile, Cécile Coulon rend compte d’une ambiance feutrée où tout semble caché à celle censée être la maîtresse de maison ainsi que de désirs, sans avoir besoin d’en écrire le nom. Le tout dans un style qui rappelle celui des écrivains du XIXe.

(Dois-je préciser que pour donner mon avis en une phrase à ma meilleure amie j’ai dit que « en gros c’est du Balzac en pas chiant ??? »)


Et vous, votre avis sur ce texte ou sur la plume de son autrice ?

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