Une liste d’autrices afghanes à découvrir

Hello à tous,

si vous me suivez sur Instagram, vous savez que j’ai lancé un challenge en début d’année intitulé Autricesdumonde. L’idée est de choisir un pays chaque mois et de lire des livres d’une autrice originaire de ce pays. D’habitude, ce sont les followers qui choisissent le pays. Exceptionnellement, il est imposé pour septembre: ce sera l’Afghanistan. Compte tenu de l’actualité, je ne me voyais pas faire autrement. Comme les autrices afghanes ne sont pas très nombreuses ou alors pas assez connues par ici, j’ai décidé de vous réunir quelques livres qui entrent dans le cadre du challenge. Exceptionnellemennt, il sera aussi possible de lire des livres d’autrices dont les parents sont Afghans. J’espère vous voir y participer et perpétuer ainsi leurs voix. Belle journée !

L’insolente de Kaboul, de Chékéba Hachemi

« C’est l’histoire d’une femme qui a traversé une montagne seule quand elle était enfant. Et en a soulevé mille depuis.C’est un témoignage unique sur l’histoire récente de l’Afghanistan, un récit d’aventures haletant où la réalité dépasse à chaque page la fiction.C’est un point de vue privilégié sur l’engagement, le courage, et comment les petites histoires font la grande. C’est aussi une histoire de famille, de deuils, de naissance et d’espoir. »

Visage volé, avoir vingt ans à Kaboul, de Latifa et Chékéba Hachemi

Le 27 septembre 1996, jour de l’entrée des taliban dans Kaboul, Latifa avait seize ans et des rêves plein la tête. Elle avait hâte de grandir pour devenir journaliste. Malgré la guerre qui sévissait en Afghanistan depuis dix-sept années, elle était plutôt insouciante et heureuse de vivre.
A partir de cette date, les écoles ont été fermées et, comme toutes les femmes, Latifa a été humiliée, insultée, obligée de vivre en recluse et de porter le tchadri. Enfermée par un pouvoir monstrueux, elle a vu son existence confisquée.
Latifa a fui son pays incognito avec une partie de sa famille.

Ce livre est le récit de sa vie sous les taliban, de ses espoirs brisés mais aussi de son combat pour que les femmes afghanes retrouvent leur liberté et leur dignité.

Au nom de mon peuple, de Malalaï Joya

« En 2005, Malalaï Joya, ardente militante pour la cause des femmes, devient à vingt-sept ans la plus jeune élue au Parlement afghan. Elle ne cesse d’y dénoncer les seigneurs de la guerre, l’ingérence des puissances étrangères, de s’insurger contre les trafics et la corruption, contre les violations des droits des femmes. Expulsée du Parlement en 2007, menacée de mort, elle a échappé à plusieurs tentatives d’assassinat. Malgré tout, elle continue inlassablement de faire entendre sa voix, de se battre pour voir naître un Afghanistan démocratique et laïc, où les femmes vivraient dans la liberté et la dignité. »

La Plaine de Caïn, de Spôjmaï Zariâb

« La femme et la vie, la femme et la mort, c’est sous ces deux rubriques que sont classés les treize récits deLa Plaine de Caïnet, quel que soit leur emplacement dans le recueil, ils sont touségalement désespérés.Écrits et publiés pendant la période de l’occupation soviétique en Afghanistan, ce ne sont pas des histoires de guerre mais des sortes de cauchemars à la limite du fantastique. Dans une ville quasiment déserte qui n’est jamais nommée mais dont on peut penser qu’il s’agit de Kaboul, des personnages errent ayant perdu tous leurs repères et leurs habitudes familières. C’est le propriétaire d’un manège de chevaux de bois qui s’étonne de ne plus voir accourir un seul enfant, c’est une femme qui s’en va de porte en porte déchiffrant avec attention chaque adresse comme si elle cherchaitquelqu’un alors que personne ne l’attend nulle part et qu’elle le sait parfaitement. L’univers de Spôjmaï Zariâb est un univers sans issue, absurde et angoissant qui paraît toujours sur le point de basculer dans la folie, mais les visions hallucinées ou les délires qu’elle décrit ne sont pourtant que le résultat, hélas tout à fait logique, de la folie meurtrière qui détruit autant les vies que les valeurs humaines »

Ces murs qui nous écoutent, de Spôjmaï Zariâb

« L’Afghanistan, sous l’occupation soviétique, un monde immense mais, par endroits, tellement étriqué, que la vie en devient impossible.
A l’interdit politique qui pèse sur la parole et sur le livre, répond l’interdit religieux : l’ange de notre épaule gauche dans son Livre des actes consigne jusqu’à nos moindres pensées. Pourtant, Spôjmaï Zariâb nous fait entendre sa voix singulière, contestataire mais non désespérée. Dans une veine proche de Sâdeq Hedâyat, mais plus encore des poèmes d’amour de Râbé’a Balkhi, des chants des femmes pachtounes.
Elle nous dit que toute société contient le ferment de l’oppression individuelle et qu’il appartient, ici, aux femmes, d’opposer au pouvoir et à la guerre – parfois sans espoir de l’emporter – les valeurs plus fortes de l’humain et de l’amour. »

Dessine-moi un coq, de Spôjmaï Zariâb

« Sept nouvelles épurées, faites de souvenirs, d’évocations du passé. Des regards d’enfants heureux et confiants certes, mais conscients des drames terribles qui se jouent autour d’eux, à l’évocation de sa vie d’étudiante exilée en France et nostalgique de la musique de sa langue maternelle, on retrouve ici Spôjmaï la passionnée, qui écrit entre ombre et lumière. « Le coq du roi du Portugal » : une minuscule anecdote d’école racontée par une fillette fait resurgir du passé toute une évocation des souvenirs de la mère avec les bonheurs et les terreurs de l’enfance ; une illustration terrible de la chape de plomb qui s’est abattue sur l’Afghanistan. « L’hymne national » : une petite écolière doit passer un examen. Sa mère fabrique pour elle un puits en papier mâché ravissant, mais c’est l’échec. Peu importe, l’amour du pays est entré dans cette petite tête. « Dans les griffes des chiffres » : En peu de mots se dessinent les souffrances de l’exil et les bonheurs de la langue maternelle retrouvée. » 

Les demeures sans nom, de Spôjmaï Zariâb

« Pour comprendre la tragédie humaine sur la terre afghane, il faut lire Spôjmaï Zariâb. De sa plume magnétique, elle fait résonner les mythes dans l’Histoire de sa terre natale, l’Histoire dans la vie de son peuple, et la vie dans le coeur de la tragédie. Elle est l’astre de l’écriture du désastre. »

Le pianiste afghan, de Chabname Zariab

« Chabname est une petite fille comme les autres… à Kaboul, Afghanistan. Invasion soviétique, riposte des Talibans. 1991 : Les parents de Chabnane décident que Spojmaï, la mère, et leurs deux filles quittent le pays pour se réfugier en France. Le drame pour Chabname, c est qu il lui faut libérer ses poissons rouges ! Passage des frontières, arrivée à Montpellier ou la petite fille deviendra grande au point un jour de rentrer à Kaboul où, bien sûr, plus rien n est comme avant.Chabname Zariab nous propose ici son premier roman, vision de l exil d une enfant de six ans. L autobiographie d une terrible réalité racontée avec fraîcheur, intelligence aigue et humour décapant. En digne fille de sa mère Spojmaï Zariab, Chabname se révèle écrivain. »

Le journal de Yalda, de Yalda Rahimi

« Je m’appelle Yalda. J’ai 17 ans et je suis afghane. Quand j’avais 5 ans, nous avons fui la guerre pour nous réfugier à Islamabad, au Pakistan, où j’ai vécu dans la poussière. A la télé, j’ai vu mon pays sombrer dans l’obscurantisme, les femmes réduites à néant par les taliban. Lorsqu’on m’a proposé de poursuivre mes études à Paris, j’ai pensé : c’est la chance de ma vie. Ma famille a dit oui. Je n’ai encore jamais pris l’avion, je n’ai encore jamais vu de femmes sans voile ailleurs qu’à la maison. Chez moi, à mon âge, une fille est mariée, souvent sans son consentement. Hier soir, avant mon départ, on m’a offert un cahier avec sur la couverture une montagne enneigée. Pour y écrire ce que j’ai sur le cœur.  » C’est le regard lucide, étonné et souvent drôle d’une jeune femme afghane sur nos mœurs : le voyage de Yalda en France. »

Lettres à mes filles, de Fawzia Koofi

Chez nous, les filles ne sont pas les bienvenues. A ma naissance, ma mère n’en voulait plus. Elle m’a abandonnée sous un soleil cuisant. Malgré de nombreuses brûlures, j’ai survécu et suis devenue à cet instant son enfant préféré. Ce fut ma première victoire. Membre du Parlement pendant vingt-cinq ans, mon père était un homme incorruptible attaché aux traditions du pays. Après son assassinat par des moudjahidin, nia mère analphabète m’a envoyée à l’école : une première dans la famille. Tandis que la guerre civile faisait rage, je suis devenue professeur d’anglais, puis j’ai étudié la médecine. j’ai épousé l’homme que j’aimais et lui ai donné deux merveilleuses petites filles. Mais l’arrivée des talibans sonna le glas de toutes les libertés et mon tendre époux, à la suite de longs séjours de torture en prison, est mort de la tuberculose. Recluse sous ma burqa, j’ai senti la colère gronder en moi et ma voix s’est élevée pour défendre ceux qui souffrent. Aujourd’hui, je suis menacée en tant que femme politique par ceux qui voudraient me faire taire. Chaque semaine, j’écris une lettre à mes filles au cas où le pire arriverait. Toute injustice que je peux corriger compense un peu ce que je n’ai pas pu faire naguère. Sauver la vie des plus démunis. »

Si la lune éclaire nos pas, de Nadia Hashimi

« Kaboul est entre les mains des talibans. Depuis que son mari, considéré comme un ennemi du régime, a été assassiné, Fereiba est livrée à elle-même. Si elle ne veut pas connaître le même sort que son mari, elle doit fuir. Après avoir vendu le peu qu’elle possède, elle entreprend un voyage périlleux avec ses trois enfants, dans l’espoir de trouver refuge chez sa sœur, à Londres. Comme des milliers d’autres, elle traverse l’Iran, la Turquie, la Grèce, l’Italie et la France. Hélas, les routes de l’exil sont semées d’embûches : que devra-t-elle sacrifier pour de meilleurs lendemains ? »

Pourvu que la nuit s’achève, de Nadia Hashimi

« Poursuivant sa mission de porte-parole des femmes afghanes, Nadia Hashimi aborde dans ce troisième roman l’une des injustices les plus criantes dont elles sont victimes en Afghanistan : les incarcérations abusives. Ce n’est un secret pour personne, il y a beaucoup trop d’innocentes derrière les barreaux en Afghanistan. Lorsque les femmes dérangent ou que leur attitude semble remettre en cause l’ordre établi, on les emprisonne sans autre forme de procès, et parfois même, on les exécute pour s’assurer qu’elles ne pourront plus clamer leur innocence. Parce qu’elles sont aperçues aux abords d’un parc avec un homme, parce qu’elles tardent à se marier ou refusent d’épouser celui qu’on leur a choisi, parce qu’elles ont osé être des femmes et se revendiquer comme telles, on les réduit au silence et on les prive de liberté.
Grâce au courage et à la détermination de Yusuf, Zeba, accusée du meurtre de son mari, a peut-être une chance d’échapper à la pendaison. Un roman poignant sur un simulacre de justice fait par les hommes pour les hommes, qui sait si bien réduire les femmes au silence. »

Ma vie de Basha Posh, de Nadia Hashimi

« La famille d’Obayda a subi des déboires et dû s’installer dans la campagne afghane. Mais une tante a une idée pour leur attirer la chance : faire d’Obayda, la plus jeune des quatre filles, une bacha posh, c’est-à-dire l’habiller en garçon. D’abord désemparée de renoncer à ses cheveux longs et à la danse, Obayda, désormais appelée Obayd, devient amie avec Rahim, une bacha posh lui aussi. Et elle va ainsi découvrir la liberté…  »

La perle et la coquille, de Nadia Hashimi

Kaboul, 2007. Depuis qu’il a été enrôlé dans les forces talibanes, le père de Rahima n’est plus que l’ombre de lui-même. Sans lui, sa mère et ses soeurs n’ont pas le droit de quitter la maison.
Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui autorise sous certaines conditions, à travestir une fille jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Rahima devient alors Rahim, et découvre une liberté qui va faire naître en elle un désir d’émancipation aussi fort que celui qu’éprouva son aïeule, Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

Pour l’amour de Massoud, de Sediqa Massoud

« Massoud. Ce nom évoque l’homme qui a résisté dans les montagnes d’Afghanistan contre les Soviétiques, puis contre les talibans. Un héros assassiné le 9 septembre 2001. Ce témoignage exceptionnel est celui de la femme que Massoud a aimée, épousée dans le plus grand secret, et avec laquelle il a eu six enfants. On découvre au fil des pages un Massoud qui rentre parfois brisé par les combats, parlant toute la nuit pour se libérer des tensions. Un homme qui rêve de voir son pays enfin en paix, et aussi un passionné de poésie et de littérature, adorant sa famille. Une histoire d’amour hors norme. Sediqa Massoud nous révèle ici la face cachée d’un chef de guerre visionnaire, épris de liberté, que le monde entier respecte et dont la vie personnelle restait à ce jour un mystère. »

Cachée sous mon turban, de Nadia Ghulam

« Tous les matins, il conduit la prière a la mosquée. Tous le respectent et l’écoutent avec attention, bien que sa voix soit fluette et son corps fin. C’est un bon musulman, généreux et droit. Ce qu’ils ignorent, c’est que sous ce turban ne se cache pas un imam, mais une jeune fille qui tremble a chaque fois qu’un taliban l’approche, craignant que son secret ne soit éventé .
Cachée sous mon turban raconte l’incroyable histoire de Nadia Ghulam. Défigurée, a huit ans, lors du bombardement de sa maison, cette jeune Afghane se voit très vite dans l’obligation de subvenir aux besoins de sa famille. Mais comment faire, sous un régime qui interdit aux femmes de sortir de chez elles ?
Sous l’identité de son frère mort, Nadia va se faire passer pour un garçon, accédant ainsi a l’instruction et a une certaine indépendance… au risque de tomber amoureuse. Une double vie périlleuse qui durera dix ans. Une histoire de courage et de renaissance, dans un pays dévasté par la guerre. »

Petite marchande d’allumettes à Kaboul, de Diana Mohamadi

« Ne me demandez pas pourquoi. Je ne saurais pas répondre. Un livre ! Jamais je n’aurais imaginé qu’on puisse s’intéresser à mon histoire. Après tout, je n’ai que treize ans. Et pour être tout à fait honnête, ma vie est d’une banalité plutôt déconcertante. Je suis afghane. Cette nationalité peut évoquer beaucoup d’images trompeuses. Vous allez me dire la burqa, les talibans, la drogue. Je vous répondrai alors que je suis bien contente finalement d’avoir l’occasion de vous parler du quotidien d’une jeune fille qui vit à Kaboul. Je veux à travers ce témoignage regarder ma vie comme elle est. Mon récit est celui d’une jeune fille de treize ans née à Kaboul et qui chaque jour force son destin. Cet ouvrage est écrit avec la collaboration de Marie Bourreau, journaliste et spécialiste de l’Afghanistan. »

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