Mon avis sur Mademoiselle Baudelaire, d’Yslaire

Jeanne Duval et Charles Baudelaire s’aiment et se déchirent. Ça, c’est ce que j’aurais aimé écrire parce que ca sonne bien. Mais en réalité, je n’en sais rien. Ils s’attirent et se révulsent me semble plus correct. Jeanne, sa muse au corps couleurs ébène et aux cheveux crépus, raconte à la mère de Charles leur histoire. Amoureux des lettres parfumées et petits cœurs griffonnés sur la papier jauni, passez votre chemin. Dans les petits piaules de Jeanne et Charles, ca de déchire, ca s’humilie et ça se fascine. Les corps se partagent et se dégradent. Et pourtant, l’attraction perdure. L’histoire a tout pour faire parler dans le Paris de l’époque : l’artiste maudit et censuré et sa muse noire, qui remue le racisme exotique d’un petit groupe d’artistes. Cette histoire est raconte dans cet album, un bel objet qui joue avec l’ombre et le noir, dévoilant des scènes osées dans des ambiances feutrées. Il laisse apparaître du rose, du rouge, du bleu par touches, au milieu d’un bouquet noir, telles les fleurs du mal.

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