Mon avis sur Petite, d’Edward Carey

Petite a déjà subi bien des épreuves. Des décès précoces, des repas maigres, le deuil d’une insouciance qu’elle n’a qu’effleurée. Entre la cire et le plâtre, entre le balai et les croquis anatomiques, elle oscille devenant tour à tour artisane, artiste et bonne.

Petite malaxe, dessine, sculpte, passe du chaud au froid. Rencontre les plus grands, qu’elle entrepose dans un placard. De l’autre côté des murs de la maison, la royauté s’effritera bientôt.

Petite ploie, mais ne cède jamais. Petite s’évertue à se fondre dans le moule, focalisée sur son objectif : travailler la matière, immortaliser les visages, du plus cruel au plus puissant puissant.

Le narrateur la façonne, mot à mot, s’appuyant sur des faits, se donnant la liberté de les combler. Il prend son temps, pour laisser son récit se consolider, page à page. Un travail d’abeille. Il nous glisse dans toutes les vies de Petite, des pavés au palais, avec brio. On parcourt des lieux, des milieux, des personnages. Le texte pourrait se retrouver sur l’étagère d’un cabinet de curiosités, entre des organes en bocal et des plumes d’oiseaux. Il a un côté étrange, accentué par les dessins qui s’y sont glissés, mais luit par l’intelligence de la plume.

Petite par le nom, est désormais figée, après avoir figé. Le récit de la vie de Madame Tussaud est né.

Y succomberez-vous ?

Merci aux éditions @cherchemidiediteur pour l’envoi.

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