Mon avis sur Trésor national, de Sedef Ecer

Le récit fictif ou non de la mère par la fille, c’est presque un classique en littérature. Mais rares sont les textes qui réussissent l’exercice. Trésor national est l’un d’eux. Le personnage d’Hülya raconte Esra Zaman, actrice sulfureuse, Trésor national et mère. Dans ce texte à la plume claire, intime et maîtrisée, la narratrice retrace la vie de sa mère, à travers ses rôles, ses relations humaines et sa façon d’être mère. Tantôt incarnant le modèle turc au point d’être érigée en tant que fierté, tantôt défiant la bienséance, en jouant nue dans un film.

Mais Esra Zaman, c’est aussi celle qui a aimé un homme qui voulait tout montrer pour sauver, et un autre, aux mains sales. Cette dualité est à l’image de la Turquie, tiraillée entre islamo-nationalisme et gauche progressiste. Si l’on devine le contexte politique au fil de la carrière de l’actrice, nous n’en avons pas tous les détails. Les événements, marqués dans le temps, s’effacent devant le personnage principal qui endosse le rôle de miroir de ses citoyens : engagés et tiraillés. Une belle réussite.


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