Mon avis sur Un monde à portée de main, de Maylis de Kérangal


Je me suis plongée, comme on plonge dans un tableau, dans l’un des aspects artisanaux de la peinture: ici pas de grand tableau à retrouver dans les musées mais des décors peints dans les appartements, les studios de cinéma ou dans des demeures prestigieuses. Paula, qui s’est emmêlée dans les pinceaux de la vie, a soudain envie d’entrer dans une école où l’on apprend à imiter des matières avec des couleurs.


On se retrouve au milieu du travail, qui doit être acharné, des effluves de peinture, des chiffons tachés. On la suit ensuite, trimballant son chevalet un peu partout pour grappiller quelques contrats. La matière est au centre de cette œuvre, multiple, comme autant de variations de couleurs qui composent notre monde. Le texte permet de réfléchir sur ce qu’est l’art : où s’arrête la création, où commence l’artisanat. Paula est-elle une petite main ou une artiste ? Qu’on ait la réponse où que la toile reste vierge, nous voilà à coups de crayons bien tracés dans son monde.


L’avez-vous lu ? Aimé ?
Photo @cathdelamanu

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