Mon avis sur Le Ventre de Paris, d’Emile Zola

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Après La Fortune des Rougon et La Curée, j’ai terminé Le Ventre de Paris. Vous le savez peut-être si vous me suivez sur Instagram mais j’ai décidé de lire l’intégrale des Rougon-Macquart, alors j’avance, lentement, en coupant avec d’autres lectures, mais sûrement !

Le Ventre de Paris raconte le retour au bercail d’un homme qui a été envoyé au bagne par erreur parce qu’accusé d’avoir participé au coup d’état de 1851. L’homme va aller vivre chez son frère qui tient une boucherie avec son épouse. Cette dernière l’accueille et, après quelques semaines, le pousse à se mettre au boulot. Il va devenir inspecteur, au sein des Halles de Paris.

J’ai bien aimé ce nouveau « tome », car il ressemble beaucoup à L’Assommoir, que j’avais lu il y a des années et qui fait toujours partie de ma liste de livres préférés. Le décor est semblable : ça se passe à Paris, ça raconte le quotidien de commerçants qui veulent « travailler honnêtement » et on se concentre sur un petit nombre de personnages, je trouve ça plus intime.

J’ai aussi beaucoup aimé la métaphore autour de la nourriture qui court tout le long du roman et l’importance qui lui est dédiée. Les gens vont se méfier du personnage parce qu’il est « maigre », ils vont associer la rondeur et l’embonpoint à la santé (au sens propre, mais aussi la santé financière), ce qui montre l’importance donnée aux illusions. On ressent bien aussi le contraste entre deux groupes de personnages qui fréquentent pourtant le même lieu, soit les Halles, considérées comme le ventre de Paris car c’est un immense marché. Une partie des personnages peuvent s’acheter tel morceau de viande, tels légumes sans négocier le prix. Les autres passent par ce marché en devant négocier chaque botte de carottes, en étant contraint au vol par la faim ou en achetant des restes. Et on a ce sentiment dès le début du livre. Le personnage principal a faim, et d’autant plus faim quand il voit s’étaler des légumes à profusion et des aliments colorés en quantité. Quelques pages plus tard, il vit au milieu des côtelettes, des morceaux de viande panés, de pâtés…

Il y a des thèmes récurrents de la « saga » qui reviennent : la force des commérages, l’idée d’une petite société où tout le monde se jauge et se juge, et devant laquelle il faut montrer son meilleur profil. Mais aussi les discussions politiques.

C’est en tout cas, le « tome » que je préfère parmi les trois premiers. J’ai terminé également La Conquête de Plassans, je vous en parle très vite.

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